Dec 23
La route du sexe.
L’histoire que je vais vous raconter maintenant s’est déroulée un peu avant le milieu des années 70, à travers la France. C’était une époque différente d’aujourd’hui. Tous ceux qui l’ont connue le savent, pour les autres, les plus jeunes, c’est bien difficile à comprendre. Ces années là étaient des années de liberté pour beaucoup d’entre nous. Venu des Etats-Unis, l’esprit hippie déferlait sur la France et l’Europe. La libération sexuelle était passée par là, tout comme les paradis artificiels. L’insouciance était la règle, même si, avec le recul, je me dis que certains cachaient bien leur jeu et leurs névroses. Il n’y avait pas encore cette maladie terrible qui bride aujourd’hui les élans les plus sincères et qui fait peser sur chaque relation une épée de Damoclès angoissante. Houellebecq les décrit si bien, dans ces ouvrages, les personnages qui hantaient cette période festive où la crise n’avait pas encore tout abîmé dans le coeur des gens…
J’en faisais partie de ces personnages là. Oh, bien modestement, surtout au début. Comme beaucoup, j’avais décidé de ” faire la route “, à la recherche de cette fameuse liberté et de rencontres intéressantes. J’avais tout juste dix-huit ans, le bac en poche et une année pleine devant moi. J’avais décidé de repousser le début des études de médecine que mes parents souhaitaient me voir suivre pour devenir, comme mon père, un grand chirurgien. Bien sûr, ceux-ci n’étaient pas vraiment d’accord avec moi. Ma mère un peu plus que mon paternel toutefois. Je crois bien que si elle avait été plus jeune, elle serait partie tout comme moi, à l’aventure. Elle avait dans une moindre mesure cet esprit bohême dont j’avais hérité et qui collait si bien avec l’air du temps. Quand je suis parti, elle m’a donné de l’argent pour faciliter mes premières semaines. Avec les quelques sous que j’avais économisés en travaillant pendant les vacances ça me faisait un petit pécule appréciable pour démarrer…
Je ne suis pas parti seul sur les routes. J’emmenais Lulu avec moi. Lulu c’était mon ami d’enfance. Nous étions en classe ensemble depuis l’école primaire. Un grand gars baraqué et un peu lourdaud mais vachement sympa. Je me sentais en sécurité avec lui, moi qui suis bien moins costaud, presque fluet. Courageux mais pas téméraire, j’étais bien content de l’avoir à mes côtés pour ce qui demeurait tout de même une aventure sacrément plus risquée que de prendre le bus pour aller chaque matin de Neuilly à Janson de Sailly. J’étais insouciant certes, mais pas au point de négliger les risques que je prenais. La présence de Lulu me rassurait donc et je crois qu’il en était de même pour ma mère. Le jour où j’ai enfin pris la route, mon père n’a même pas daigné venir me saluer. Nous sommes partis sous la pluie, à travers le bois de Boulogne. Je m’en souviens comme si c’était hier. Nous avons mis le cap au sud, dans l’objectif de rejoindre de vagues connaissances de lycée censées se trouver quelque part au fin fond de l’Ardèche. Aujourd’hui, quand j’y repense, j’ai un peu de mal à croire que nous avons été aussi ” légers “…
Le soir même, nous avons couché dans un petit village de l’Essonne dont j’ai oublié le nom. Une copine du bahut nous avait donné l’adresse d’un de ses oncles qui y habitait. Nous avions vu un peu grand pour notre première étape, surtout que nous n’avions à ce moment là guère l’habitude de marcher. Les quelques dizaines de kilomètres avalées dans la journée pesaient lourd dans nos jambes. Nous étions bien contents d’avoir prévu cette halte. L’oncle en question était très sympathique et tout à fait dans la tendance de l’époque. Encore jeune, il nous avait accueillis avec le sourire, malgré l’heure tardive de notre arrivée. Je crois qu’il était fier de contribuer à sa façon à notre aventure. Il vivait avec une jeune femme à peine plus âgée que Lulu et moi, une jolie brunette avec de beaux seins et un mignon petit cul. Après un repas roboratif, il a compris que nous étions fatigués et nous a gentiment installés dans le grenier de sa petite maison, ne disposant pas d’une chambre supplémentaire pour nous héberger. Peu nous importait, nous étions heureux de pouvoir poser nos sacs et dérouler nos duvets, même sur le plancher légèrement humide du grenier…
Peu après m’être couché, j’ai été saisi d’une envie pressante qu’il me fallait assouvir à tout prix. Mon compagnon de route dormait déjà du sommeil du juste. Je me suis levé et j’ai descendu l’escalier de meunier étroit et pentu qui menait à l’étage, là où se trouvaient les toilettes. C’est en passant dans le couloir en revenant de ma petite affaire que j’ai été attiré par le bruit qui s’échappait de la chambre de nos hôtes et l’odeur caractéristique que dégageait en brûlant une plante fort à la mode à l’époque. Un rayon de lumière passait sous la porte entrouverte de la chambre et je n’ai pas pu m’empêcher de la pousser pour jeter un oeil curieux à l’intérieur…
J’étais assez novice en matière de sexe. Bien sûr, j’avais profité de l’esprit du temps pour flirter et aller à l’occasion un peu plus loin qu’un simple baiser avec mes petites copines. Mais je n’avais encore jamais fait l’amour (c’était d’ailleurs aussi l’une des raisons pour lesquelles je tenais tant à ce voyage). J’avais déjà doigté une fille du lycée et celle-ci m’avait un peu branlé, dans le cadre d’un échange mutuel bien compris. Mais c’était tout ! Mes connaissances sur le sujet se limitaient à ce que j’avais pu entendre dans mon entourage, de la part de camarades pas toujours aussi aguerris ou expérimentés qu’ils voulaient bien le laisser croire. J’avais aussi feuilleté quelques exemplaires de ” Play-boy ” ou de ” Lui “, ainsi que quelques numéros de ” L’écho des savanes “, mais cela restait somme toutes très superficiel et gentillet par rapport à ce que l’on peut trouver en kiosque aujourd’hui et qui ne hantait à l’époque que les rayonnages des premiers sex-shops, dont l’accès m’était bien entendu interdit, tant par mon éducation que par la loi avant mes dix-huit ans. J’étais donc d’autant plus intéressé par ce qui se tramait dans la chambre de l’oncle si accueillant…
Il était en train de fumer, confortablement installé dans un fauteuil en osier qui trônait à côté de son lit et complètement à poil. Il aurait pu me voir en tournant son visage vers moi mais il semblait bien trop occupé pour cela. Je le voyais presque de profil. Il avait posé la main sur la chevelure brune de la fille qui, à genoux entre ses jambes, bougeait la tête de haut en bas. J’avais beau être débutant dans le domaine sexuel, je n’en comprenais pas moins ce qu’elle était en train de faire. La cochonne tétait la bite de son partenaire d’une bien agréable manière si j’en jugeais aux soupirs que lâchait le tonton de ma copine de lycée entre deux taffes tirées sur son mégot. La fille n’était pas sauvage et paraissait trouver du plaisir à sucer la queue bien raide que j’entrevoyais quand ses lèvres daignaient la quitter momentanément. Parfois, elle tirait la langue et lui touchait le bout assez longuement, enveloppant le nœud décalotté avec la chair rose de son petit appendice buccal ou lui frottant la boule avec sa pointe tendue…
La jeune femme s’occupait aussi d’elle-même. Devant le fauteuil, je voyais qu’elle avait passé une main entre ses cuisses. Elle était totalement nue, elle aussi. Elle se frottait l’entrejambe, alternant douces caresses et frictions plus vigoureuses. Par contre, l’oncle ne la touchait pas. Il savourait le travail délicat de sa bouche sur sa tige et les massages délicats qu’elle lui prodiguait sur les couilles, par en dessous. Il se contentait de guider la tête de la pompeuse sur son manche. A ses gestes, je devinais qu’il appréciait surtout quand elle s’attachait à bien lui tripoter l’extrémité du gland. Il tirait alors une longue bouffée sur son joint, suivie aussitôt d’un profond soupir de contentement. La fille s’agitait et faisait aller et venir plus rapidement ses doigts sur sa chatte. De temps en temps, elle devait s’interrompre de sucer la bite turgide pour lâcher à son tour des gémissements révélateurs du plaisir qu’elle prenait à se masturber en tétant la verge dure de son amant…
Je les ai regardés faire jusqu’à ce qu’ils jouissent tous les deux. Je suis bien resté une quinzaine de minutes à les observer. La tension est lentement montée dans la chambre enfumée. Sur la fin, la fille se fourrait carrément deux ou trois doigts dans le trou et ne lâchait plus la pine de son mec. La bouche obstruée par le gros pieu, elle avait du mal à exprimer son bonheur de suceuse. Ses lèvres ont fini par quitter la tige noueuse quand notre hôte s’est vidé les couilles. J’ai juste pu voir les longs traits de foutre venir s’écraser sur sa poitrine pendant qu’elle jouissait, les doigts perdus dans son trou. J’ai prudemment quitté mon poste d’observation et je suis remonté dans ma chambre en veillant à me montrer le plus discret possible.
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